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Interview de M. Guili Dekel, CEO d'Africa Immobilier
La société Africa Israël traverse une période de turbulences qui affectent l'ensemble du marché boursier israélien. Pour y voir plus clair et ne pas céder à la médiatisation du phénomène, Guili Dekel, président directeur général du groupe immobilier de la Société, a bien voulu nous recevoir pour faire le point.
AJ : La société Africa Israël Habitation a-t-elle un lien organique avec la société mère ?
GD : Africa Israël Investissements possède cinq sociétés indépendantes cotées en Bourse qui ont des conseils d'administration totalement indépendants. Dans la mesure, peu probable, où la société mère rencontrerait des difficultés, les cinq sociétés ne seraient aucunement atteinte. AFI Développement (en Russie), AFI (Etats-Unis), AFI (Europe), Danya Cybus et AFI (Habitations en Israël). Cette dernière est une société cotée en Bourse, transparente, bénéficiaire, qui vaut un milliard de shekels, qui possède en biens propres 550 millions de shekels et qui n'a aucun problème de trésorerie.
Ceci devrait rassurer les acheteurs dans les différents projets et les investisseurs potentiels.
AJ : Combien de projets comptez-vous à votre actif ?
GD : C'est la plus grande société immobilière du pays. Plus de 60 projets en Israël dont les fameux « SAVIONIM", 2000 unités d'habitation en construction, 10 000 en projet, ce qui correspond au tiers de la totalité du pays. Nous travaillons avec les plus grands promoteurs du pays comme Shikoun Ve Binouye, Azorim, Sheinfeld... Et d'autres encore dans toutes les villes du pays.
AJ: Quelle est votre analyse de la crise mondiale dans le monde de l'immobilier et quelle différence y a-t-il avec la situation en Israël ?
GD : À l'étranger, l'immobilier est une grosse bulle qui a explose : trop de crédits, ce qui engendre surenchère des demandes et hausse des prix jusqu'à l'effondrement du marché, les acheteurs étant dans l'impossibilité d'assumer leurs dettes. La banque devient donc propriétaire des biens et la crise financière s'installe. En Israël, les banques ont su limiter l'endettement et geler le début des chantiers pour conserver une demande plus forte que l'offre. L'argent placé dans les banques ne rapporte plus, les taux d'intérêt sont très bas d'où un intérêt croissant du public pour l'immobilier. À l'encontre du monde entier, les prix ne baissent pas !
AJ : Quelle incidence a cette analyse sur le marché étranger?
GD : L'immobilier de grand luxe est le plus touché. Cependant, l'investissement des Juifs de France continue avec des budgets de niveaux plus moyens (de 1 à 2,5 millions de shekels). Les gros investisseurs attendent que les prix baissent...
AJ : Comment voyez-vous l'avenir ?
GD : D'une façon assez optimiste. La crise mondiale commence à s'atténuer, l'intérêt va monter, le marché immobilier va s'apaiser et le marché du luxe va se réveiller.
L'investissement en Israël demeure une valeur sûre et c'est le message que je voulais faire passer à vos lecteurs.
Chana tova ve gmar hatima tova
Propos recueuillis par Noémie Nitzan
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