|
Le Billet de Danièle TURK
Figurez-vous que je crois être atteinte de la grippe porcine, moi qui n'en mange jamais ! Courbatures (qui peuvent aussi être attribuées aux courses de Rosh Hashana), maux de gorge (aïe, la cigarette), nez qui coule (allergie au pollen). Pour vous dire que dans ce monde, tout peut être tout et n'importe quoi - et que la contagion et la pression des médias peut transformer une personne en bonne santé en maladie imaginaire.
Une confidence. Je suis malade parce que c'est une situation confortable avant la grande bouffe et qu'enfin ON VA ME PLAINDRE ! Allongée sur mon lit (puisque je souffre), je m'interroge sur le phénomène de la manipulation permanente dont nous sommes les victimes. LA crise financière qui a permis à des entreprises de dégraisser bon nombre d'employés, qui eux souffrent d'être au chômage, ces milliardaires d'un jour ou plus qui se retrouvent sans le sou (presque) pour avoir voulu trop gagner en faisant confiance à des voyous (appelons un chat un chat) ; ces rumeurs qui sont lancées sans fondement et qui alimente les salons ou les journaux people ; ces chef d'État dépassés par un siècle ingérable qui "CAC " 20 ou 40 )peu importe(, et qui se font la bise, nouveau look oblige (gare à la grippe), parce que c'est à la mode.
Nicolas par-ci, Angela par-là, Bibi par-ci, Tsipi par-là.
Où va le monde ? Où allons-nous ? Ne me prêtez pas de mauvaises intentions, connaissant ma mauvaise foi légendaire, que je vais épargner Israël de cette carte du tendre. Homosexuels en goguette, ancien premier ministre inculpé, président de l'État...
J'en passe.
Mais… chut… mais écoutez le bruit des vagues, le coucher du soleil sur la plage (Gordon, de préférence).
Les fidèles au Kotel en prière pour les Selihot, l'ambiance exceptionnelle de la préparation des fêtes, la solennité collective de Yom Kipour.
Cette joie de vivre que dégage notre jeunesse (quand elle n'est pas à la guerre). Il s'agit d'une atmosphère intraduisible avec des mots. La sensation d'être chez soi, et respirer à pleins poumons.
Vous allez encore me traiter de suppôt de Sion. Je n'en ai que faire et mon plus grand bonheur (et l'essentiel de mon travail) c'est de vous voir tous avec nous. Quel kif !
Je dois vous laisser, le médecin arrive... Il faut que je tousse.
Entre nous, la grippe A, c'est une blague. Je ne savais pas comment vous souhaitez
Shana tova, Gmar hatima tova, paix et de prospérité pour tous les enfants d'Israël. Amen
RETOUR
|